LAGAF en mode "Gros Débit" : Retour sur le Rassemblement EFC dans l’Ain !
On ne va pas se mentir : quand on a vu "Serrières-de-Briord" sur la carte, on a d’abord vérifié s'il y avait bien de l'eau et du dénivelé. Résultat ? On n’a pas été déçus ! Du 8 au 10 mai, la dream team du club LAGAF (Alex, Emilie, Joanna, Nath, Olivier, Guillaume, Soizic, Jonathan, Sylvie, Fefe, Greg et Criss, soit 12 rescapés bien motivés) a débarqué au grand rassemblement de l’École Française de Canyon (EFC) de la FFS.
Enfin...12...Jonath au moment de partir a prétexté avoir trop de boulot et nous a rejoint le samedi soir : la peur des murs du cimetière certainement : il y en avait un effectivement qui a failli nous surprendre encore une fois... On ne se méfie jamais assez de ces constructions. Rappelez moi le métier de Jonath ??
Olivier a dormi je ne sais où et est parti pour raison professionnelle également vendredi.
Guillaume s’est occupé de l’organisation, nous l’avons très peu vu (sauf pour le rappel de la préparation de la marquisette (on était un peu en retard, ça va!!!) et son anniversaire qu’on a bien fêté en mode LAGAF (mon dos s’en souvient, j’ai tout donné au moment du porté).
Quant à Nath : 200 participants, 80 % d’hommes, ça fait tout un vivier pour se trouver un compagnon de corde... Sa chasse a été active... Mais nous y reviendrons...
Donc au programme : 200 passionnés de néoprène, des cordes partout, une liste de canyon importante malgré le niveau d’eau trop important pour autoriser certains, des passionnés tous aussi sympas les uns que les autres notamment les Teckels d’Annecy qui ont recueilli nos chouchouxs, Sylvie et Fefe, partis en Savoie. Depuis le temps qu’on entendait parler d’eux comme du loup blanc (ou plutôt comme du chien saucisse), c’est enfin fait ! Entre passionnés de technique et de bonne humeur, le courant est passé direct. On confirme : ils sont aussi sympas que leur réputation le laissait entendre. Mais bon...On reste le club préféré de nos chouchouxs, ils vous le confirmeront... Si, si... ILS VOUS LE CONFIRMERONT!!!!
On n’était pas venus que pour les bières, le vin ou le rhum ou l’achat de matos (même si l'expo de matériel sur place nous a bien occupés et bien vidés notre portefeuille). On a mouillé les combis de fort belle manière :
Initiation Eau Vive à Sault-Brénaz : Disons-le franchement... c’était ÉPIQUE. J’ai été la première à m’inscrire à cette activité en me persuadant que j’allais mieux appréhendé les courants vifs des canyons (étant autodidact de la natation, je flotte plus que je nage véritablement): c’était hyper sécurisé donc sans risques. Hein... On ne risque rien ??? Les autres lagaf m’ont accompagné en étant un peu plus craintifs. Nous étions encadrés et portions des gilets de sauvetage. On ne risque rien, hein ? Entre ceux qui essayaient de dompter le courant, qui ont bu plusieurs fois la tasse à s’en couper le souffle, ceux qui ont testé la flottabilité de leur ego, ceux qui se sont brûlé avec la corde de secours, on a bien « rigolé ». En vrai, le but de cette initiation était de nous donner les bons réflexes en eaux vives et 80 % des participants sont partis avec une compétence de plus.
Tréfond-Pernaz : De l'eau, des sauts, des rappels qui glissent tout seuls... Le combo parfait pour se mettre en jambe et profiter de la fraîcheur printanière de l'Ain. Certains l’on fait simplement en autonomie, d’autres avec une représentante du Conservatoire d’Espace Naturel de Rhône Alpes qui nous a sensibilisé sur l’impact de notre pratique sur l’écosystème des rivières : super intéressant.
Rhéby : sortie inclusive avec Alex qui a encadré un groupe de sourds et muets. Les sourires des participants en disent long (vous retrouverez la vidéo sur sa page insta et facebook : LeaSportsNature https://www.instagram.com/reel/DYLAPEDKJzc/ )
Valouse : la majorité des Lagafs l’on fait le 8 mai, nous l’avons pratiqué le 9 mai (Fefe, Alex, Joanna, Greg et moi). Je m’étais engagé à y aller, mais ma mini gueule de bois m’aurait bien gardé dans mon sac de couchage(même si je me suis couchée plus tôt que le reste de la troupe)...Et la peur des grandes cascades aussi... Surtout la peur des cascades. Mes premières grandes verticales. Les premières fois sont toujours effrayantes, non ? Le topo annonce : Quelques obstacles et deux grandes cascades. La première est fractionnée à -22m en RD (bon relais sous une ancienne protection en bois) : L1 = 22m, L2 = 35m. Pour la C68, descente en une fois possible avec 2x75 par un arbre en retrait RG ou prendre le relais suspendu à 20 m sous l'arbre en RG. Encore quelques rappels dont une cascade d'environ 30m amène à des résurgences au tuf généreux (NDR : ou vivent toute une communauté de larves de libellules. Je l’ai appris hier et ne pense qu’à elles maintenant.) J’ai peur au premier fractio ! Je le dis. Super Alex me rassure et fait les manipulations à ma place.. OUF ! La deuxième fois, je m’y mets et tout va bien. Je sors vraiment de ma zone de confort, découvre le poids de la corde de 70 mètres!!! Incroyable !. La vue est splendide, ça vaut vraiment la peine !
Via Ferrata de la Guinguette : Non, ce n'est pas une blague, elle s'appelle vraiment comme ça ! Malgré son nom qui suggère l'accordéon et le petit vin blanc, elle envoie pas mal de gaz. La vue sur la vallée depuis les falaises d'Hostiaz est juste magnifique. Une des plus belles que nos pratiquantes (Soiz, Emilie, Sylvie) aient fait semble t il.
Enfin, j’aborde la partie que le club aime le moins: l'esprit de fête !
Le village du rassemblement, c’était un peu notre Disneyland à nous. Entre les exposants de matériel (on a tous lorgné sur les derniers sacs et bloqueurs brillants) et les soirées festives, le sommeil a été l'activité la moins pratiquée du week-end.
Partager un verre avec 200 cravatés du huit, échanger sur les nœuds débrayables ou sur la meilleure technique pour ne pas avoir froid aux pieds, c’est ça aussi l’esprit de la FFS.
Si la soirée du 7 a été calme, celle du 8 a commencé avec la marquisette made in Lagaf et comme il a bien fallu la goûter et bien... Je me suis dévouée !! S’en est suivi un repas avec les teckels ou nous avons été rejoint par un spéléo, Denis, ami de Fefe.
Mais où est Nath ? C’est vrai ? Où elle est ? Elle nous rejoint enfin (deux heures après le début du repas), elle nous apprend qu’elle a rencontré un charmant homme avec qui elle a discuté avant de le perdre de vue. Elle a ensuite butiné de droite à gauche pour le retrouver sans y parvenir... Pour réaliser que cet apollon était attablé avec nous depuis tout ce temps !! Denis !!! Fou rire incroyable !!!
Mon chaperon me force à me coucher alors que la fête bat son plein (merci Greg, je pense que je n’aurai pas pu me lever si j’étais restée). Le bruit s’arrête enfin vers 2 heures du matin.
Le lendemain, nos voisins demandent à changer d’emplacement !! Comme on les comprend, certaines n’ont pas pu se lever (et l’une d’elles s’est couchée sans compagnon de corde) !
La dernière soirée : super apèro organisé par les Lagafs (merci Emilie pour les différentes tapenades, wraps, pestos...) suivi de remise de différents lots (nous avons gagné, entre autre, le prix de la photo la plus « bruyante » alors qu’on m’avait annoncé être dans le trio de tête pour la photo la plus loufoque !! Tous les déguisements que j’avais apportés pour gagner ce prix ont servi qu’à remplir inutilement le super Kangoo de Soiz ! C’est vraiment injuste...pfffff), on repart les mains chargés de cadeaux même si les plus gros lots nous échappent (cordes, Kit..)
Les chiffres du week-end : 12 LAGAF au top, 800 litres d’alcool (j’exagère à peine), quelques
grammes d’alcool dans le sang, 0 compagnon de corde pour Nath, 50 tasses de bues en eaux vives,
30 « je vais mourir » mais SURTOUT 1204 fous rires.
Les règles de savoir vivre au camping suivant la vicomtesse Soizic: tu peux faire du bruit la nuit
si tu fais la fête MAIS partir la nuit en démarrant ta voiture c’est non !
Pas de confiture d’églantine sur ta crêpe du matin. Nutella obligatoire
Péter uniquement si ça pue et si possible en via ferrata.
En bref : Un cru 2026 mémorable. On repart avec des courbatures, des souvenirs plein la tête, et une seule hâte : remettre ça l'an prochain (41 ans, çà se fête, non ?) en raflant la majorité des gros lots !
Et oui, Nath ! Un compagnon de corde est un gros lot !
Criss 💗