mardi 29 avril 2025

Soirée du mardi 29 avril 2025 en Corse

 Comment en sont-ils arrivés là ? C’est en effet LA question que tous se posent !

Rappelons que 10 ans plus tôt, le club LAGAF découvrait, émerveillé, les canyons de Corse en bivouaquant sommairement dans un camping rustique  tout en se baignant la nuit dans la rivière gelée qui lui faisait office de piscine !

Leurs bruyantes soirées (autour d’une bouteille remplie d’un liquide ou baignait un crapaud) étaient alors ponctuées de déplacements successifs provoqués par les colères de la grosse dame, tenancière du camping menaçant d’appeler ses frères (des corses !!!).

Et maintenant…


Nous les retrouvons dans une villa luxueuse,  non je dirais plutôt nous les retrouvons donc tout habillés et un téléphone à la main dans une piscine chauffée et à débordement. Sur le plan de travail à 60 000 € trône un magnifique jambon embroché, les placards regorgent de victuailles.  Dans l’immense frigo américain (avec glaçons à volonté), de petites bouteilles de boisson énergisante au gingembre sont en libre- service…

Ce changement pourrait décevoir nos lecteurs !

En effet, certains pourraient y voir un embourgeoisement inhérent au vieillissement inéluctable de ce club !

Mais je vous arrête, quiconque les a vus ou entendus le mardi 29 avril au soir peut témoigner : OUI le club LAGAF est toujours là, fidèle à lui-même.

En effet, durant cette soirée qui pourtant commença gentiment par un apéro-massage, suivi d’un blind-test musical on a pu observer et écouter :

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La nouvelle génération, drivée par la jeune Marie au meilleur de sa forme (bien que légèrement handicapée et baveuse avec son dentier) administrer une défaite cuisante aux anciens.



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Puis au son de Michel Delpech et ses oies sauvages, certaines se sont gracieusement envolées pendant que d’autres imitaient son chien.


·        En découla une trraditionnelle pyramide…









Tout cela au son « DES YEUX D’EMILIE et  ponctué de nombreux sauts (volontaires ou non) tout habillé dans la piscine.

Il n’est à déplorer qu’un coccyx fêlé ( dû à une margelle de piscine onéreuse mais mal conçue…), un téléphone bien humide et quelques maux de tête. Mais il fallait bien tout cela pour dire au revoir à ceux qui nous lâchaient le mercredi matin !


Alors définitivement : NON le club LAGAF n’a pas vieilli

et rendez-vous dans 10 ans, 5ans, 2ans, l’an prochain !

 

Les Chouchous

 

 

 

lundi 28 avril 2025

Canyon de Fiumicelli

 

    Corse, 28 avril 2025, le soleil, les aiguilles de Bavella, la fine équipe des LAGAF…

    Après 1h de rallye sur les petites routes, nous cherchons le parking du départ. Les beaux yeux d’un PGHM corse nous l’indique approximativement, ça y est déchargement du matos, équipement de chacun pendant que Alain, le Nath et Soiz font la navette pour poser deux voitures à l’arrivée.

    Nous voilà partis sur un petit chemin (qui sentait bon, non pas la noisette, mais le maquis), on marche, on marche, on marche, c’est pas pendu mais parfois en mode sanglichon. C’est long, est-ce que c’est le bon chemin ? Est-ce qu’on est pas allé trop loin ? Les enfants commencent à en avoir marre, ça se voit mais chut personne ne râle.

    Enfin de l’eau ! On fini de s’équiper, la Nath met son baudrier à l’envers : une bonne excuse pour Greg qui se précipite pour l’aider…

    Allé tout le monde à l’eau ! Beuuurkkk mais c’est des marécages ! Bon c’est pas grave on avance, on rejoint un vrai cours d’eau, et commence réellement la rando aquatique. Ah oui, c’est bien que une rando avec les pieds dans l’eau, parfois jusqu’aux genoux. Ah un saut ! Cool Ça redonne le smile à tout le monde, allée la Nath ! Ça se pousse ça !

    Légèrement déçus de n’avoir eu qu’un saut, les troupes commencent à accabler leur accompagnateur… il est pas top ce canyon se transforme en c’est nul, pfff j’en ai marre, même la vieille se plaint...

    Soudain une corde tendue en travers du ruisseau, merde c’est la fin ? Ou on a loupé le début ?

    On continue et là le paysage change, les falaises se dressent, colorées, trouées de tafonis, voilà venir quelques sauts (alléééé la Nath!!!), une descente en rappel, d’autres sauts, de la nage, et des formes magnifiques. ENFIN ! Tout le monde s’éclate.

 

    Puis le canyon s’ouvre et nous rejoignons la route au niveau d’un pont en pierre. 10/15min de marche pour rejoindre le parking où nous attend une bonne salade de patates (enfin une bonne salade le midi!!)



Soiz'


Corse épique, Corse à pic, Corse ça pique !

 

Canyon du Vivaggio, 28 avril, non loin de l’aéroport de Figari, le soleil brille, les oiseaux chantent, tout va bien (pour l’instant…)

Pendant que les autres s’amusaient comme des fous dans un canyon ludique, le groupe des vieux (avec un jeune) se lança dans ce que je qualifierais d’un traquenard. Le canyon du Vivaggio !
Histoire de nous mettre dans le bain, dès notre arrivée une Corse vient nous voir pour nous prévenir que quelques années auparavant, il y a eu un mort dans le canyon (on aurait dû avoir la puce à l’oreille). 

Enfin, c’est parti !! La troupe composée d’Alex, Guillaume, Cairninator (Fefe), Clément, Nico et moi-même (Antoine), aka le gang des Kangoos, décolle pour une « petite » marche d’approche. Après une bonne montée de 300m de dénivelé nous arrivons à la bifurque pour quitter le chemin principal afin de rejoindre le canyon en contrebas. Alex est en tête de file, le groupe suit, le canyon qui n’est déjà pas beaucoup fréquenté en haute saison, l’est encore moins en basse comme actuellement, donc le chemin ressemble plus à du pur maquis qu’à un petit sentier.
Passé un bon quart d’heure à se faire déchirer les jambes par une nature hostile, à se perdre (prémonitoire !) et à se faire recouvrir d’un liquide blanchâtre et visqueux (il était en grande forme celui qui est passé avant nous !)… nous tombons sur une tortue d’Hermann, génial !!


Arrivés au canyon, on mange, on part ! C’est mignon, nous évoluons dans les sous-bois dans de l’eau aux reflets dorés (moins sexy que l’eau de Pulischellu ou Purcaraccia mais ça a son charme). Tout se passe bien, l’eau est fraîche mais le soleil et la bonne ambiance nous réchauffent. Nico glisse sur chaque pierre, lui qui est en petites baskets de sport car éventrant ses chaussures de canyon la veille.
Après un petit toboggan éjectable et un beau plat de Clément, nous arrivons à notre première cascade. Fefe part l’installer sans mettre de main courante, les deux pros, Guillaume et Alex, grognent. Ensuite s’enchaînent de belles vasques avec quelques sauts, quelques toboggans, nous arrivons aux fameuses 20 min de crapahutage dans la rivière qui s’annoncent longues.
Au final les 20 min passent plutôt vite car parsemées de plein de petits sauts et de jolies vasques. Nous arrivons sur la grande cascade de 40 mètres où le relais n’est qu’une simple sangle sur un arbre miteux! Mais pas d’inquiétude on la renforce avec un morceau de corde accroché à un amas de tout petits arbres qui je cite « sont bien ancrés dans le sol, ça va le faire ».
Donc c’est parti pour 40 m de descente en rappel avec un amarrage "super solide"… Ensuite on arrive sur une longue main courante qui donne sur une cascade que Guillaume va installer, la corde est trop courte. Après quelques bidouilles c’est bon, nous passons la cascade. Il nous reste quelques obstacles, 40 min et c’est bon, … 



QUE NENNI !! Après une petite heure de marche, tout le monde commençait à être fatigué et Alex qui nous disait toutes les dix minutes qu’on arrivait dans dix minutes... Donc après avoir survécu à cette marche interminable, les ronces, les mouches, les pierres glissantes… nous croyons enfin arriver car on se retrouve devant un tag « DANGER !! », et pas d'amarrage pour continuer. Guillaume sort le drone pour faire joujou et nous autres enlevons notre combi pour attaquer la remontée
Alors c’est parti, 10/15 min de marche dans une petite sente raide pour rejoindre un gros chemin. Petit problème, nous n’avons rien trouvé, ni la sente ni le chemin, mais je peux vous dire que nos jambes se rappellent encore de l’agressivité du maquis corse.
Après quelques minutes qui nous parurent des jours dans le maquis on décide de faire demi-tour, toujours fatigués et en plein cagnard. Après de nouveau quelques minutes de débat on décide de prendre le long de la rivière pile où il y a écrit « DANGER !! », on avance et tombons sur de magnifiques vasques et nous nous posons la question de pourquoi ne sont-elles pas équipées, mais bon là il faut avancer.
Après mille heures de marche dans cette rivière on se retrouve devant cette énorme vasque incontournable EN SLIP. Tout le monde remet sa combi sauf moi car j’en avais ras le bol, je me gèle donc le c.. au premier sens du terme.
Enfin, passé cette vasque, nous remarchons pendant environ dix ans, et Fefe qui est remonté un peu pour essayer de retrouver le chemin nous crie « C’EST BON IL EST LÀ ! Y A DES POINTS ROUGES », ENFIN !!! Cette fois-ci vraiment 10/15 min et retour du gang des Kangoos.

Par conséquent si vous voulez vous lancer dans Vivaggio prévoyez du temps et une débroussailleuse.

 

Antoine


dimanche 27 avril 2025

Petite journée incontournable dans la montagne de la chaux : PUNTA CALCINA

Découverte de ces falaises de calcaire avec ces voies en dalle. 

Et pour les plus méritants qui arrivent en haut, il y a une vue magnifique sur le golf de Pinarellu. 



Après un check up complet et méticuleux du matos et seulement 10 min de route, nous voilà sur ce merveilleux site protégé où nous avons pu voir voler un majestueux aigle royal. (dixit Jérôme) 


Après de belles heures de grimpe, nous avons eu la joie de partager un excellent taboulé préparé avec amour, par les hommes. 

En vérité... 

Après 30 minutes de route en lacets (de quoi vous faire vomir votre petit déjeuner), nous nous sommes rendu compte que nous avions oublié les cordes d'escalade pour grimper... Retour à la case départ ! 

Nous arrivons finalement pour l'heure du repas... Un taboulé infâme avec une texture comparable à la polenta et un goût à vous faire préférer " le jeûn du midi". 

Quand à l'aigle royal... On le cherche encore... 


Bref une journée digne des LAGAF, comme on les aimes, pleines de fou rires et de surprises. 

Émilie


Canyon de Muratellu (Corse, jour 2)


Dimanche 27 avril, le temps est gris et un peu de pluie est annoncé pour cette deuxième journée en Corse. Nous optons pour le canyon de Muratellu, un enchainement de cascade en grandes verticales sur une paroi rocheuse. Le topo ne lui donne pas une bonne note (1/4 sur le topo, et 2/4 sur descente-canyon) car il est vite à sec l’été. Dur dur donc de se motiver, mais vu les pluies des jours précédents et la saison, on se dit que c’est l’occasion de le voir avec un peu de débit.

Nous sommes 6 à partir : Fefe, Guillaume, Alain, Greg, Rourou, et Clem. 
On ne sait pas comment est l’équipement ni si nous aurons beaucoup de place à chaque relai. La veille au soir, je suis chargé de choisir les cordes et de dire qui installe quoi dans quel ordre pour être efficace. De quoi faire fumer les méninges après le canyon de la veille, l’apéro, le diner et le digeo. On se couche tard pour finir de tout préparer, et on se lève tôt pour espérer être dans le canyon pendant le meilleur créneau météo.

Après cette courte nuit, nous commençons par un peu plus d’une heure de route pour dépasser le col de Bavella et aller au point de départ. On sort toutes les affaires, et les conducteurs filent poser une voiture un peu plus bas pour éviter une grosse marche de retour « en mode sanglier énervé » d’après le topo.

Nous sommes accueillis au départ du canyon par quelques gouttes de pluie mais les nuages sont assez hauts pour que la vue sur la vallée soit suffisamment dégagée. Malgré les nuages, ça reste vraiment classe.

Il est 11h, et Alain ouvre le bal sur l’installation du premier rappel de 35m sur une cascade de 55m en plan incliné avec un relais intermédiaire. Je descends pour installer la corde sur le relai intermédiaire de cette cascade. Fefe descend pour installer le 3ème rappel, sur une cascade de 40m. Pour éviter les frottements de la corde sur la roche, nous profitons de la présence d’un mousqueton accroché sur un pont de singe de via ferrata pour dévier la corde sur laquelle nous descendons. C’est le petit passage un peu tricky où il faut s’arrêter au bon moment pour être ni trop haut ni trop bas pour passer cette déviation. Guillaume descend pour installer le 4ème rappel de 37m.

Pour ces deux grandes cascades, nos cordes de 70m ne suffisent plus et il faut rabouter des cordes. Passant en dernier sur le rappel de Fefe, ça me permet de réviser la manipe dite de grande verticale. Une fois au niveau de Guillaume, je m’occupe sous son regard d’installer la manipe de débrayage du bas pour faire descendre Fefe (qui au final descend une grande partie avant que je sois prêt pour le débrayer… mais chut 🤫).


Alain installe la corde pour le dernier grand rappel du jour, une cascade de 34m, tout juste adapté pour la plus grande corde que nous trainons. Je descend en premier sur cette cascade. Le topo annonce qu’il faut ensuite contourner deux petites cascades pour aller trouver une main courante qui mène à une C15. Et là c’est parti pour la galère : est-ce que je me suis arrêté au bon endroit ? Je me désencorde, il n’y a pas vraiment de chemin tracé, c’est pentu, plein de ronces, et il faut éviter de se la coller. Je finis par repérer tant bien que mal le prochain relai et installe une main courante depuis un arbre pour qu’on puisse s’en approcher en sécurité. J’installe ce dernier rappel et fait descendre l’équipe.


Les dernières petites cascades (C4, C3, C2 et C7) se contournent en passant à travers  la pampa (toujours aussi pleine de branches et de ronces). Quelques petites désescalades et nous parvenons enfin au cairn qui nous indique la fin du canyon. Une fois sortie de l’eau, on remonte une bonne demi-heure pour retrouver la navette. Guillaume, Alex et Rourou filent à Zonza pour aller boire un canon avec une équipe de canyoneur qu’on a croisé au départ, tandis qu’Alain, Greg et Clem rentrent en faisant un petit stop pour aller contempler les aiguilles de Bavella.

Au final, beaucoup d’apprentissage et de révisions pendant ce canyon qui mérite quand même un peu plus qu’une étoile en cette saison 😊

                                                                                                                           Clem